L'accusé est-il sain d'ésprit ?

2007-01-21 - Le Temps
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Un accusé vient de comparaître dernièrement devant la Cour d'appel de Tunis pour homicide volontaire avec préméditation, port et détention d'arme blanche non autorisée.
Le tribunal de première instance l'a condamné à la perpétuité, il interjeta appel.

En effet, cette affaire dont nous avons relaté les faits, dans nos colonnes, il y'a quelque temps, concernait l'accusé et la victime, qui avaient une relation tumultueuse entre eux bien avant le drame.

La victime ayant été agressée une fois au visage, avec une lame de rasoir par le frère de l'accusé qui a pris la fuite, a injustement impliqué le père pour se venger.
Ce dernier écroué purgeait au moment du drame sa peine.
Le jour des faits, l'accusé avait ingurgité une bonne quantité de vin et de bière avec l'argent que lui avait donné sa mère pour l'achat de quelques vêtements.
De retour, et pour éviter le courroux de sa mère, il décida de se rentrer chez sa tante.
En chemin, il rencontra la victime, qui est de surcroît son voisin accompagnée d'une tierce personne en train de discuter vivement à propos d'une dette d'argent.
Il intervint pour calmer les esprits et aplanir le litige entre les deux protagonistes.
La victime obtempère et promet de rembourser l'argent à son créancier.
Ce créancier parti, les deux voisins se mettent à bavarder jusqu'à "ouvrir la plaie encore saignante", ils abordent la situation du père mis sous les verrous injustement suite à un faux témoignage.
La discussion monte d'un cran pour aboutir à une véritable dispute.
L'accusé s'apercevant que son adversaire glisse sa main subrepticement dans sa poche arrière, glisse à son tour la sienne dans sa poche et brandissant un couteau il asséna pas moins de 65 coups de couteau à son rival dont quarante mortels, et prit la fuite.
Transporté à l'hôpital la Rabta, la victime passa de vie à trépas.
L'accusé s'est réfugié chez sa tante qui habite non loin du lieu du drame, avant qu'il ne soit appréhendé par les agents de la brigade criminelle.
A l'audience, l'accusé demanda la clémence de la Cour, et son avocat en expliquant que ce meurtre était la conséquence de l'état psychologique très fragile dont son client souffre, et d'une enfance perturbée durant laquelle il fut violé, alors que l'expertise psychologique avait prouvé un trouble profond de la personnalité demanda par conséquent la clémence de la Cour.
Celle-ci se retira pour délibérations et rendra son verdict ultérieurement.
Lamia CHERIF



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