Il sauve sa tête !

2007-01-29 - Le Temps
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Ayant été condamné à la peine capitale par le tribunal de première instance de Tunis, pour avoir assassiné sa voisine, l'accusé avait interjeté appel.
La victime qui est la voisine du meurtrier a été trouvée morte avec des traces de brûlures profondes sur tout le corps dans une des forêts à El Hbébia.
L'enquête préliminaire avait abouti à l'arrestation de l'accusé, qui selon des témoins, a été vu en compagnie de la victime, roulant à moto près du lieu du drame.
Sa sœur avait déclaré également qu'il était rentré chez lui tard le soir, dans un drôle d'état.
Il lui avait demandé de lui laver son pantalon qui été entâché de traces noires.
Quant à l'accusé lui-même, il a complètement nié avoir tué ou même agressé sa voisine avec laquelle, il n'avait pas des liens intimes.
Il la connaissait superficiellement et il lui rendait quelques services eu égard à la relation de voisinage, qu'il y avait entre eux.
Concernant les traces de griffes sur son cou, il déclara que cela lui arriva en travaillant dans la cueillette de fenouil où il fut engagé dans une ferme.
Ce fut dit-il suite à un brusque mouvement lorsqu'il se baissa pour cueillir les fenouils, qu'il a eu des égratignures au cou.

Cependant que les traces de noir trouvées sur son pantalon provenaient de son travail à la ferme ainsi que de la chaîne de la moto qu'il montait.
C'est la raison pour laquelle, il demanda à la Cour à le mettre totalement hors de cause, étant donné l'absence de toute preuve tangible, établissant les faits qui lui sont reprochés.
Il ajouta que le jour des faits, il était à l'hôpital pour accompagner sa femme qui sortait de l'hôpital après avoir mis au monde un nouveau-né, un petit garçon qui est né suite à trois petites filles.
Quant à l'avocat, il se basa sur le manque des preuves et affirma à la Cour qu'il avait procédé à une expertise avec un laboureur, il découvrit sur les lieux la longueur de cueillette de fenouil et constata qu'elle est susceptible de générer des égratignures dans certaines parties de corps dont le buste et le cou, surtout qu'il peut atteindre une longueur près de 1,80m surtout au mois de juillet.
Il ajouta qu'il ne suffit pas d'analyser les taches noires constatées sur le pantalon de l'accusé, pour l'accusé d'un crime de meurtre et le condamner à la peine capitale.
La Cour après délibérations, a prononcé son verdict et l'a
condamné à la perpétuité au lieu de la peine capitale.
Lamia CHERIF



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