Quand l'informatique rapporte gros

2007-01-29 - Le Temps
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Trois personnes ont comparu devant la Cour d'appel de Tunis, elles sont impliquées dans cette affaire de vol, de falsification, et usage de faux, abus de confiance, elles déjà été condamnées en première instance à diverses peines.
Le premier accusé est condamné à 8 ans de prison quant à ses deux acolytes, ils ont été condamnés à 4 ans de prison pour complicité.
Les faits de cette affaire remontent à quelque temps, quand les agents ont été informés d'un vol dans un dépôt de produits électroniques et informatiques, appartenant à la Société Tunisie Télécom.

L'enquête a révélé, que le gardien qui est l'un des accusés fit la connaissance d'un deuxième acolyte qui détenait un magasin d'informatique.
Alors que le troisième acolyte qui était en chômage, avait profité du dossier d'un tiers, dont une carte d'identité et un bulletin N° 3 à l'aide, il a été recruté pour travailler au nom de ce tiers dans un hôtel de Hammamet, et où celui-ci a fêté son mariage.
Le trio a planifié le vol, le gardien a proposé l'idée de subtiliser quelques appareils se trouvant au dépôt dans le but de les exploiter et les commercialiser par la suite au magasin de publinet.
Le complice trouva l'idée géniale et lui proposa la somme de 3000 dinars, pour une marchandise valant autour de 125 mille dinars.
Le troisième complice les aida dans leur tâche, en gardant quelques machines chez lui avant de les transférer au magasin.
Ainsi et à l'aide d'une camionnette, les appareils furent transportés du dépôt à sa maison ensuite au magasin, ce qui nécessita plusieurs étapes.
Après quoi ce trio fut dévoilé et arrêté, pour faux documents, vols et abus de confiance.
Ayant été jugés en première instance, ils interjetèrent appel.
Devant la Cour d'appel, l'accusé principal reconnut ses méfaits, déclarant que c'était le propriétaire du magasin qui lui a suggéré l'idée d'escamoter quelques machines du dépôt afin de les vendre.
Il ne put que regretter les faits, quant au complice, il déclara qu'il ignorait l'origine frauduleuse des appareils en question, que le gardien de Telecom lui proposa d'acheter à un prix qu'il trouva intéressant.
C'était vraiment une chance à ne pas rater, déclara t-il, et affirma que le gardien en lui cédant les dits appareils a insisté qu'ils lui appartiennent.
Le troisième acolyte, quant à lui, il déclara également qu'il n'était pas au courant de l'origine des appareils.
Il voulait rendre service à son ami, le détenteur du magasin de publinet, qui lui demanda de les garder chez lui pendant quelque temps.
L'avocat de la défense demanda les circonstances atténuantes pour l'accusé principal ainsi que pour les deux autres complices.
La Cour a requalifié les faits et abaissa la condamnation à 3 ans de prison seulement.
Lamia CHERIF



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