Acquittement pour manque de preuves

2007-02-05 - Le Temps
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Souvent on dit qu'il y a de nombreux innocents en prison.
C'est peut être le cas dans cette affaire ou l'inculpé après avoir été condamné à une peine de 15 ans de prison et à 15000 dinars d'amende, en première instance pour consommation, détention et écoulement de produits stupéfiants, a été acquitté en appel.
Celui -ci avait résidé dans un pays maghrébin, pendant un certain temps (3 mois).
Il s'est rapidement fait des amis tunisiens qui le surnommèrent du nom de ce pays par plaisanterie.
C'est ainsi qu'il avait fait la connaissance d'un jeune homme qui s'adonnait à la drogue.
Malheureusement, de retour au pays ce jeune consommateur de stupéfiants se fit épingler par la brigade des stupéfiants qui ne cesse de ratisser la capitale de long en large à l'affût de ces dangereux délinquants.
Fouillé, lors d'un contrôle de routine par un agent qui a quelque peu douté de son comportement, il avoua spontanément sa dépendance à la drogue, d'autant qu'on a trouvé dans ses poches une plaque de stupéfiants.
Arrêté et conduit au poste de police, il a confirmé qu'il s'adonnait à la drogue qui lui est vendue entre 5 et 6 dinars par une vieille connaissance rencontrée à l'étranger.
Il donna son signalement ainsi que son « surnom ».
Lors de la confrontation, ce dernier a éludé tous les faits qui lui sont reprochés.
Il soutint à la barre qu'il n'a aucune relation avec celui qui l'accuse, sauf peut être qu'il l'avait connu quand il était dans ce pays maghrébin.

Les analyses auxquelles il a été soumis confirmèrent qu'il n'avait aucun rapport avec les stupéfiants.
Interjetant appel suite à sa lourde condamnation prononcée en première instance, il a comparu de nouveau devant la Chambre criminelle de la Cour d'appel.
Là aussi, il soutint toujours ses dénégations et clama son innocence.
Son avocate insista sur le fait qu'on ne peut pas tenir compte des aveux recueillis par un accusé à l'encontre d'un autre.
Et demanda sur cette base l'acquittement de son client surtout qu'il n'y a pas de preuve tangible l'inculpant, outre les analyses se sont avérées négatives.
La Cour après délibérations prononça l'acquittement de l'inculpé.
Lamia CHERIF




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