Des mesures de sécurité délaissées

2007-02-11 - Le Temps
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Tout progresse avec une vitesse vertigineuse.
La médecine progresse, l'industrie se développe et les règles sociales changent.
On est loin de l'époque de Germinal où un ouvrier peut bien pourrir dans le bas fond d'une mine sans qu'il voit le jour des semaines durant.
Il peut bien mourir et son corps se faire dévorer par la vermine sans que son employeur ne s'en rende compte.
On est loin de cette époque...
Aujourd'hui, les travailleurs jouissent d'une sécurité sociale, de soins gratuits et du remboursement des frais médicaux.
La médecine de travail est presque enracinée dans les mentalités des chefs d'entreprise et les ouvriers bénéficient d'un suivi à l'échelle médicale, tout physique que moral...
Néanmoins, tout cela ne sert à rien si les travailleurs eux-mêmes ne sont pas conscients de leur propre sécurité.

Ainsi, le fait de voir un ouvrier scier sans masque qui protège ses yeux des grains de poussière qui, pourraient les lui endommager, on se demande s'il est vraiment conscient.
Si on le voit escalader des hauteurs sans songer à se protéger la tête par un casque, on se demande s'il a pensé à l'éventualité d'une chûte.
De même s'il ne porte pas de gants, ni de masque sur le nez alors qu'il est au contact de produits chimiques.
On se demande alors qu'adviendra-t-il dans quelques années...
On a beau accrocher des panneaux sur indiquant la meilleure façon de soulever un poids, travailler en hauteur, manipuler des outils ou des produits dangereux, les ouvriers sont les derniers à les remarquer.
Ils continuent pour la plupart à travailler d'une manière « primitive »...
Les chefs sont également à blâmer, car c'est à eux de veiller sur la sécurité de leurs ouvriers.
Il arrive même qu'un chef de chantier, ne soit pas aussi informé.
Le pire est que ces « dépassements » ne sont pas dûs au fait que l'on ne sait pas, mais au simple fait qu'on n'y prête pas attention.
Certains ouvriers verront dans le fait de prendre des mesures de sécurité une perte de temps et d'autres un excès de peur...
D'autres aussi y verront de la complication inutile.
Certains le font par « fatalisme », convaincus qu'il n'arrivera que ce que Dieu voudra...
Néanmoins, certains patrons privent leurs ouvriers de quelques masques et casques pour éviter des dépenses supplémentaires...
Hajer AJROUDI



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