Pour le meilleur et pour le rire...

2007-02-18 - Le Temps
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Un sujet a été évoqué dernièrement sur les ondes d'une radio locale : celui de la patience et du partage entre les époux...
La question posée est si les époux savaient partager le meilleur et le pire et se soutenir ou si le mariage est devenu une sorte d'association et à laquelle on met fin le jour où elle « déclarerait faillite ».
Les intervenants ont donné chacun son avis et raconté leurs expériences.
Patienter, soutenir l'autre, savoir partager les mauvais moments (...) restent en fait des notions très subjectives et personnelles.

Il est évident que le sens et le but du mariage restent « absolus et généraux » et que la notion est bien celle d'une alliance.
Seulement, c'est une union jusqu'à la mort pour certains et un bout de chemin qu'on fait ensemble pour d'autres.

Néanmoins, qu'est-ce que le fait de patienter pourrait bien englober ?
Quand on épouse un conjoint riche et qu'il perd sa fortune quelques années plus tard car il avait misé sur un projet qui n'a pas réussi ou qu'il a été arnaqué par une personne, peut-on le laisser tomber ? L'a-t-on épousé pour sa fortune et donc, celle-ci n'étant plus, la solution est de partir ?
Dans la notion classique du mariage, il faudra savoir partager avec ce conjoint les moments de pauvreté comme on a pu par le passé profiter de ses moments de fortune...
Quand un conjoint tombe malade alors qu'on a été séduit par son énergie, quand il est victime d'un accident qui l'a sérieusement amoché alors qu'on a succombé à son charme ou encore quand il traverse une période de dépression alors qu'on l'a aimé parce qu'il était facile à vivre et de compagnie agréable, a-t-on le droit de le laisser tomber ? A-t-on le droit de partir en claquant la porte derrière soi, le laissant seul affronter ses malheurs alors qu'il nous a offert, par le passé, des moments de bonheur intense à ses côtés.

L'amour, le sens de la famille, les enfants, la fidélité, la gratitude...Tant de raisons qui nous incitent au contraire à rester car le mariage est avant tout une union « pour le meilleur et pour le pire » et non des moments qu'on partage sur un nuage qui se brise à la première tempête.
Le mariage c'est avancer ensemble main dans la main quand il fait beau et quand il pleut aussi...
Seulement, si le mari ou la femme ont un vice, s'ils sont violents, alcooliques, drogués, dépendants aux jeux d'argent...
peut-on vraiment patienter et se dire que le faire est un sacrifice pour le bien être d'une famille ? Et les enfants dans tout ça ? A-t-on le droit de les faire grandir dans un environnement malsain pour la seule raison de ne pas laisser tomber une personne qui « s'est laissé tomber elle-même » ? Que faut-il alors faire ? Rester et souffrir ? Partir et laisser l'autre s'enfoncer encore plus dans son auto-destruction ? Ou alors savoir pardonner tout en étant ferme et en sachant comment sortir l'autre de son impasse ? Ces trois solutions dépendent en fait du caractère de celui qui devrait prendre la décision et de l'aptitude de l'autre à se corriger.
Ainsi, mener la barque dans un couple reste une question subjective et c'est ce qui fait que des personnes se marient pour le meilleur et pour le pire et d'autre pour le meilleur et pour le rire...
Hajer AJROUDI



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