Il « balance » sa bien aimée dans une rivière

2007-02-18 - Le Temps
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La cour d'appel de Tunis a eu à juger dernièrement un quadragénaire comparu en état d'arrestation pour homicide volontaire.
Il ressort des faits que l'inculpé était le voisin de la victime, qu'il admirait à chaque fois qu'elle passait devant lui.
Il avait peur de lui exprimer ses sentiments.
Mais s'était à tort, car à son premier aveu, elle était consentante.
Et tout commença entre eux par une idylle.
La jeune fille qui n'a pas dépassé la vingtaine crut naïvement que c'était l'amour.
Toutefois, après quelque temps la jeune fille commença à répugner ce quadragénaire, et tenta à mettre fin à leur liaison.
Elle négligea ses rendez-vous, et même ses communications.
Le jour des faits, il insista pour la voir.
Il se rendit au lycée et, après les cours, ils prirent le bus et se dirigèrent vers une ferme un peu retirée.
Là, il essaya de la convaincre de ne pas le délaisser puisqu'il l'aimait fort, au point de vouloir l'épouser.
Ses efforts furent vains puisque la jeune lycéenne, avait pris la décision de le quitter.
Cela ne lui a pas plu, et d'un seul coup, il l'a poussé dans la rivière.
La pauvre jeune fille s'est noyée sous son regard, sans qu'il essaie de la sauver.
Il a même prit son sac contenant ses livres et le jetait tous près du lieux de crime, avant de s'enfuir.
Après quoi, un gardien a découvert le cadavre dans la rivière, et a alerté les agents de la brigade criminelle.
L'enquête a permis de retrouver l'accusé qui a été arrêté et déféré au parquet.

A l'interrogatoire, et après avoir longtemps tergiversé, il finit par avouer son acte.

Le tribunal de première instance l'avait condamné à 30 ans de prison ferme, mais il interjeta appel.
Comparu à nouveau devant la Chambre criminelle, il sollicita la clémence de la cour.
Son avocat insista de son côté sur le fait qu'il n'y a jamais eu de relations entre son client et la victime, et affirma que l'autopsie a révélé que la mort est survenue suite à une noyade, il demanda la réduction de la peine prononcée contre son client, en première instance.
La Cour, après délibérations l'a condamné à 20 ans de prison au lieu de 30 ans.
Lamia CHERIF



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