2006-12-18 - Le Temps
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Tunis / Le Temps : C'est une affaire qui remonte à 13 ans et dont le jugement a fait l'objet de plus d'un recours devant la cour de cassation.
Renvoyée pour la cinquième fois par la cour de cassation, cette affaire revient de nouveau devant la Chambre criminelle de la cour d'Appel de Tunis, devant laquelle a comparu dernièrement un ancien président directeur général d'une compagnie d'assurance bien connue sur la place, ainsi qu'un directeur d'agence bancaire, inculpés de détournement d'une somme de 146 000 dinars et complicité.Le PDG déclara qu'il n'avait aucun lien avec ce détournement ni avec celui qui l'avait effectivement commis et qui a été d'ailleurs jugé pour ces faits.Quant au directeur de l'agence bancaire, il déclara qu'il n'avait pas à intervenir dans les opérations de retrait des chèques qui avaient facilité les détournements successifs, mais étaient sans faille sur le plan cambiaire.Les chèques présentés à l'agence étaient dûment remplis et signés et ne présentaient aucun caractère de nature à les vicier sur le plan juridique.Ajoutant que les chèques qui s'étaient avérés falsifiés étaient déposés à l'agence, au moment où il était absent, ayant été appelé à pratiquer une "Omra" dans les lieux saints à la Mecque.L'avocat de la défense déclara que son client, le PDG, a été blanchi par un jugement qui l'avait acquitté et que l'affaire remontait à 13 ans, il y a eu quatre nouveaux PDG qui s'étaient relayé dans ce poste de haute responsabilité, et aucun d'entre eux n'a pu émettre aucun reproche à l'égard de son client, leur ancien collègue.Bien plus, poursuivit l'avocat, dans le temps, ce fut son client qui a découvert le détournement et s'était empressé de le signaler afin de poursuivre son auteur celui-ci l'avait dans le temps accusé injustement en déclarant qu'il était au courant des chèques falsifiés et qu'il l'avait dirigé vers l'agence bancaire où il devait les déposer.Mais cette version s'est avérée sans fondement, et ce fut la raison pour laquelle son client a été acquitté et donc totalement blanchi.Quant au directeur de l'agence bancaire, inculpé pour complicité, il ne pouvait qu'être disculpé également, puisque l'auteur principal le fut.L'avocat conclut donc en demandant l'acquittement pur et simple de ses clients, l'affaire est mise en délibéré.



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