Pour une véritable complicité père - enfant

2007-03-08 - Le Temps
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Le père d'aujourd'hui est-il celui d'hier ? Certainement pas puisque la nouvelle génération doit faire face à des situations jamais vécues auparavant.
Son rôle ne se résume plus à assurer le bien-être moral et matériel de la famille dont il a la charge ainsi que de la protéger, mais également à répondre aux nombreuses attentes de sa progéniture qui attend de lui notamment l'affermissement d'une complicité sans faille.
A présent, on lui demande, sans cesse, une participation active et une présence accrue dans la vie quotidienne de tous les jours.
De nombreuses tâches naguère confiées à la mère sont d'ores et déjà partagées par le père d'aujourd'hui qui admet volontiers que son rôle a considérablement progressé et qu'il doit s'adapter aux changements imposés par la société.

Maintenant, il s'implique davantage dans l'éducation de son fils ou de sa fille.
Il ne rechigne plus à garder son bébé lorsque la mère vaque à des obligations urgentes.
Une des tâches les plus ardues qui l'attendent c'est d'être un bon père qui s'acquitte au mieux de ses responsabilités pour assurer le véritable bonheur familial.
Mais cela n'est pas facile et la tâche n'est guère aisée à condition d'appliquer la charte du bon père de famille moderne, en ce qui concerne la belle complicité qui s'établit avec l'enfant :
- S'occuper suffisamment de son enfant en lui consacrant le temps nécessaire à son épanouissement.
Il est impérieux alors de l'entourer de l'amour paternel requis, d'autant plus qu'un enfant à besoin d'un père disponible qui l'aime et qui fait de son mieux pour l'aider à devenir un adulte serein et responsable.
- S'il perçoit intuitivement que l'on s'intéresse à lui, il est capable d'évoluer prodigieusement.
C'est en l'incluant dans la propre vie du père que l'enfant devient davantage mûr et épanoui.
- S'il commet des gaffes, la qualité première d'un père du 21e siècle est d'opter pour la discipline positive, car les punitions corporelles ne sont pas comme on le croyait il n'y a pas longtemps - efficaces.
Leurs conséquences négatives étant d'éveiller en lui des sentiments de peur, voire de haine ou de rébellion.
La discipline, adaptée à la faute commise, lui permet de comprendre ce que le père attend de lui, en le responsabilisant au lieu de le punir aveuglément.
-Laisser agir l'enfant comme il l'entend car il est capable de bien faire.
Le père qui assiste, sansw le moindre mouvement, son enfant ne permet pas l'éclosion naturelle de ses dons.
Il fait naître en lui des complexes, des blocages et même un manque de confiance préjudiciable à son éducation harmonieuse.
Lorsqu'il accomplit tout seul et convenablement ce qu'il désire entreprendre, les félicitations d'un père ne peuvent que le motiver davantage.
-Prouver à l'enfant qu'on l'aime en le prenant dans ses bras, en le cajolant, en partageant ses jeux.
Cela n'a rien de honteux.
Au contraire, une complicité insouciante s'établira entre le père et le fils.
-Etre à son écoute en lui laissant le temps qu'il faut pour s'exprimer ne peut que lui faire du bien, outre qu'il a beaucoup de choses à dire avec son innocence juvénile.
-Après avoir pris soin de l'entendre, le père attentif ne manquera pas de découvrir les multiples facettes de son enfant : ce qu'il aime et ce qu'il réprouve.
Une occasion pour communier avec lui.
-Enfin, un aspect essentiel du rôle du père : donner toujours le bon exemple à suivre quelles que soient les situations prévalant dans le foyer conjugal.
Faire preuve de sagesse dans les moments critiques ne peut que se répercuter positivement sur l'enfant.
Hamadi TAZARKI




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