Un coup de couteau fatal

2007-03-26 - Le Temps
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Tunis, Le Temps :Deux amis habitaient dans un même logement qu'ils louaient en cotisant chacun pour moitié, au paiement du loyer.
Ils étaient deux jeunes hommes qui s'étaient éloignés de leurs familles pour venir travailler à Barraket Essahel.
Cependant, au bout de quelque temps, leur relation commença à s'altérer, notamment pour des raisons pécuniaires, l'un d'eux ne voulant plus cotiser au loyer qu'avec beaucoup de réticence.
Le jour des faits, une dispute éclata entre eux, l'un d'eux, le plus costaud, ayant commencé par provoquer l'autre, en lui proférant des injures et des menaces, allant même jusqu'à le bousculer et lui asséner un coup de poing au visage, ce qui suscita la colère de celui qui allait quelques minutes plus tard, commettre un meurtre.
En effet, se sentant humilié et ne voyant plus que rouge, il se saisit brusquement d'un couteau de cuisine pour lui asséner un coup au niveau du ventre suite auquel la victime perdit connaissance.
Réalisant quelques minutes plus tard la gravité de son geste, il essaya vainement de le secourir.
La blessure était tellement profonde qu'elle généra à la victime une forte hémorragie, cause de sa mort instantanée.
Inculpé d'homicide volontaire, le jeune homme regrettait son geste devant le tribunal de première instance et déclarait qu'il n'avait pas l'intention de tuer son ami.
Toutefois, il écopa d'une peine d'emprisonnement de 8 ans, à laquelle le procureur de la République a fait appel.
Devant la cour, l'accusé réitéra ses déclarations soutenant l'absence d'intention de tuer de sa part.
Son avocat, affirmait que les faits ne peuvent être qualifiés d'homicide volontaire, mais de coups et blessures ayant généré la mort, sans intention de la donner par leur auteur.
Il insista sur cet élément important qui rend les faits sous le coup de l'art 208 prévoyant une peine plus douce.
Il ajouta qu'il y avait également l'excuse de provocation pour accorder les circonstances atténuantes à son client, celui-ci ayant été attaqué par la victime.
La cour épousant cette thèse, que suivit également le tribunal de première instance auparavant, confirma la peine de 8 ans d'emprisonnement prononcée par celui-ci à l'encontre de l'accusé.



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