5 ans pour le violeur de la petite mendiante

2007-03-30 - Le Temps
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Il y a de ces affaires qui laissent coi et pantois, au point de se croire dans un film où les événements sont si exagérément présentés qu'ils devraient correspondre à la réalité, cette réalité palpable et tangible.
Tel fut le cas de cette affaire dont la victime est une petite fille de 15 ans, orpheline de mère, qui a été élevée par une voisine.
Celle-ci, sur recommandation de la défunte, a accepté de s'occuper de la gamine.
Mais lorsqu'elle atteignit l'âge de 15 ans, l'adolescente a décampé de la maison de celle qui a veillé, à son éducation.
La jeune fille a fait alors la connaissance d'une femme qui s'adonnait à la mendicité et celle-ci l'a encouragée à la rejoindre pour exercer ce métier qui rapporte gros.

La voisine qui la couvait comme sa mère, perdant espoir quant au retour de celle qu'elle considérait comme sa petite fille a porté plainte en évoquant sa disparition.

Entre temps, l'adolescente se rendait dans les mosquées et les grands espaces commerciaux pour mendier quelques pièces de monnaie.
Un jeune homme, mendiant lui aussi l'a aperçue.
L'idée saugrenue de la violer germa dans son esprit et dans un moment d'inattention de son accompagnatrice, il l'invita à le suivre dans une maison délabrée où ils ont passé la nuit.
Là, il l'a obligée à assouvir ses bas instincts, sous la menace.

La laissant ensuite dans un état piteux, il s'est enfui.
La mort dans l'âme, la jeune fille devait revenir au foyer de la voisine, celle qui avait remplacé sa mère et l'avait entourée de toute sa tendresse.
Elle lui raconta toute sa mésaventure.
Conduite au poste de police, elle a donné le signalement précis de son violeur qui, suite à une ronde effectuée par les agents a été arrêté et déféré au parquet.
A l'interrogatoire, il nia les faits qui lui étaient reprochés, déclarant que l'adolescente s'était donnée à lui de son propre gré.
Il persista dans sa position tout au long de l'enquête.

Devant la cour, il réitéra les mêmes déclarations, reconnaissant seulement l'état d'ébriété dans lequel il se trouvait.

L'avocat de la défense sollicita les circonstances atténuantes pour son client en se basant sur la condition sociale précaire qu'il vivait.
Toutefois, la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis n'ayant pas été convaincue de son innocence, prononça la peine de 5 ans d'emprisonnement que le violeur purgera derrière les barreaux.
Lamia CHERIF



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