Nécessité ou turpitude ?

2007-04-13 - Le Temps
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Tunis, Le Temps :La dame qui comparut dernièrement devant la Cour, avait interjeté appel d'une condamnation en première instance, de trois ans de prison, pour vol qualifié.
Elle était une femme de maison, embauchée par la maîtresse de céans pour l'aider aux tâches ménagères, moyennant une rétribution mensuelle de 90 dinars.
Elle travaillait régulièrement et avait un comportement tout à fait correct et une conduite irréprochable.
Sa patronne lui faisait confiance et la laissant seule, elle n'avait enregistré aucune incartade, d'autant qu'elle faisait son travail méticuleusement.
Mais les choses commençaient à se gâter depuis que le fils de cette bonne dame, tomba gravement malade.
Il devait subir une opération chirurgicale, qui s'avéra coûteuse.
Comment faire pour avoir l'argent nécessaire pour sauver son fils.
Elle eut subitement l'idée de voler les bijoux de sa maîtresse dont elle connaissait la planque.
Après avoir longuement hésité, elle décida de le faire, étant la seule solution pour sauver son fils.
C'est ce qu'elle raconta à la Cour, en fondant en larmes, afin d'expliquer les causes qui l'ont poussée à un tel agissement.
Elle ajouta qu'elle restitua à la victime, une partie des bijoux qu'elle ne parvint pas à faire écouler.
Cependant, la Cour ne put que confirmer la peine de 3 ans, à laquelle elle fut condamnée en première instance, estimant qu'il n'y avait pas état de nécessité, l'accusée ayant pu demander à sa maîtresse de l'aider à la place de la voler.
Il y a, en effet, état de nécessité quand il s'avère qu'il n'y avait plus aucune autre issue que le vol pour le justifier.
Ce qui n'est pas le cas, en l'occurrence.



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