Violence, suite à un divorce

2007-04-13 - Le Temps
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Tunis - Le Temps : Le divorce s'avère toujours la meilleure solution afin de mettre un terme à une tension continue entre deux époux qui ne peuvent plus s'entendre pour une raison ou une autre et dont la réconciliation est impossible quand les relations se sont complètement détériorées.
Cela dit il laisse des séquelles indélébiles, tant sur les enfants issus de l'union éclatée, que sur les époux eux-mêmes.
Les effets du divorce peuvent êtres même très néfastes dans certains cas, agissant même sur la personnalité et le comportement des intéressés.
C'est pour laquelle, il importe de savoir gérer au maximum une situation de divorce afin d'éviter d'en récolter des inconvénients et des ennuis.
En général, c'est une question de mentalité et d'état d'esprit.
En principe, les deux époux doivent se rendre à cette réalité amère : la rupture.
Certes, il est difficile pour ceux qui étaient liés, tant sur le plan moral que matériel, se retrouvent du jour au lendemain séparés, comme s'ils ne s'étaient jamais connus.
A partir de là, chacun va réagir à sa manière et selon ses propres convictions.
Il y a des couples séparés qui deviennent amis en sachant faire la part des choses.
Mais c'est presque une hypothèse d'école car c'est une éventualité rarissime.
Les tensions et les prétextes aux affrontements seront toujours-là, et ce, pour de multiples raisons liés notamment à l'intérêt de chacun des époux.
Ce sont les enfants qui écopent, surtout quand ils sont en bas âge.
La garde de l'enfant et souvent matière à difficulté.
C'est la raison pour laquelle l'intervention du juge en l'occurrence est nécessaire, pour sauvegarder l'intérêt de l'enfant, abstraction faite de n'importe quel autre facteur.
S'il n'y a pas d'enfants les différends peuvent être liés à d'autres problèmes notamment d'ordre pécuniaire.
Cependant, le différend entre les deux époux peut s'étendre aux familles de ceux-ci et là c'est encore plus grave, car cela peut amener à des drames.
Tel fut le cas dans cette affaire qui a eu à juger dernièrement la Chambre criminelle de Tunis.
Les faits remontent au 7 juillet 2006, jour où une bagarre éclata entre les membres de deux familles, se soldant par un blessé grave, qui reçut un coup de couteau en pleine abdomen, alors que son protagoniste s'en tira avec une légère blessure à la cuisse.
Pourquoi toute cette haine et cette bataille rangée ?
La vraie cause était le divorce intervenu, voilà quelques années auparavant entre la fille de l'une des familles et le fils de l'autre.
Les deux familles étaient devenus depuis, des ennemis jurés.
Ils se cherchaient noise pour des prétextes fallacieux.
Le jour des faits, l'un des membres de la famille de l'ex-mari, s'en était pris au père de l'ex-épouse.
Celui-ci fut rossé de coups avant que la bagarre entre les membres des deux familles n'éclatât.
A la barre l'un des quatre accusés expliqua qu'il a été provoqué par le père, alors qu'il était simplement venu pour faire une mise au point avec lui concernant un vieux litige.
Le vieillard déclara, par contre, qu'il a été provoqué purement et simplement par l'accusé qui sans crier gare commença à lui asséner des coups.
Quant au reste des accusés ils nièrent les faits qui leurs étaient reprochés, déclarant qu'ils n'avaient pas pris part à cette bagarre.
L'avocat les soutenant, affirma qu'il n'y avait pas de preuves tangibles aux accusations dont ils font l'objet, pour demander leur acquittement.
En ce qui concerne le quatrième accusé, l'avocat plaida la requalification de l'infraction, les faits ne représentant que de simples échanges de violence et le taux d'incapacité étant inférieur à 20% d'où le caractère correctionnel de l'infraction et non criminel.
Que de gâchis, rien qu'à cause d'un divorce intervenu, pourtant, longtemps, avant les faits, mais qui généra des rancœurs et une haine sans fin.



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