Prêt à tuer, pour sa sœur

2006-12-23 - Le Temps
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Tunis - Le Temps: Dans cette affaire, les faits remontent au 3 janvier de l'année dernière, jour où la police de Rades a été informée de la découverte d'une personne, gisant à même le sol dans une mare de sang, après avoir été blessée à coups de couteau par des inconnus.
Les agents qui se déplacèrent sur les lieux, n'avaient pu sur le champ, rien constater d'autre que cet homme qui avait deux blessures au flanc droit et qui fut transporté à l'hôpital pour recevoir les soins nécessaires.
Cependant, ils purent quelque temps après, mettre la main sur le coupable, dont les signalements leur ont été donnés par la victime qui déposa plainte pour tentative de meurtre.
Celui-ci s'avéra un ami de la victime, il déclara en effet, que le jour des faits, il avait invité la victime chez lui pour une soirée avec d'autres amis, animée par la dive bouteille.
A un moment donné, l'accusé quitta la table autour de laquelle ils s'étaient rassemblés, pour un besoin pressant.
A son retour , il fut surpris de voir sa sœur en sanglots, avec le chemisier déchiré.
S'étant enquis de ce qu'il advenait d'elle, elle lui dit que l'un des convives (la victime en l'occurrence) avait essayé d'attenter à sa pudeur.
Son sang n'ayant fait qu'un tour il se saisit d'un couteau et lui asséna deux coups lui générant des blessures assez profondes.
La victime sortit dans la rue, pour faire quelques pas et tomba par terre.
Inculpé et traduit devant la Chambre criminelle de premier degré, près le tribunal de première instance de Tunis, pour répondre de l'infraction de tentative de meurtre, l'accusé fut condamné à 5 ans et 15 jours pour état d'ébriété notoire.
Ayant interjeté appel, il comparut dernièrement devant la Cour et déclara qu'il n'avait pas l'intention de tuer, mais qu'il avait agi sous l'emprise de la colère après avoir constaté l'état piteux dans lequel se trouvait sa sœur.
Le soutenant, son avocat demanda les circonstances atténuantes pour son client et l'absence d'intention de tuer de la part de celui-ci.
Il plaida, sur le plan du droit, la requalification de l'infraction, qui ne peut être une tentative de meurtre mais qui entrerait dans le cadre des coups et blessures graves, demandant sur cette base l'application de l'article 219 du code pénal.



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