Le policier revendique l'état de légitime défense ?

2007-04-26 - Le Temps
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La victime est entrée au poste de police pour supplier l'agent qui se trouvait seul à l'intérieur de le suivre pour arrêter les agresseurs.
C'est un quadragénaire qui a été malmené par des malfrats qui l'ont sauvagement, battu et roué de coups.
Surpris, le policier qui était tranquillement installé à son bureau, en train de vérifier les dossiers a poliment refusé la demande du plaignant, lui faisant remarquer qu'étant seul il lui est interdit d'abandonner son poste.
Il lui a demandé de déposer une plainte et de donner le signalement des agresseurs.
Par la suite, les agents finiront par l'arrêter.
Toutefois la victime, en état d'ivresse notoire refusa la proposition de l'agent et brandit un couteau pour l'agresser au cas où il n'obtempérerait pas à ses ordres.
Prenant au sérieux la menace du quadragénaire éméché, le policier dégaina son arme de service pour lui faire peur.
Mais ce dernier tenait à agresser l'agent qui tira alors sur le forcené un premier coup de feu au niveau de genou.
Mais bien que blessé, le plaignant l'aurait attaqué.
C'est alors qu'un état de légitime défense, selon l'accusé, et pour se défendre il tira à nouveau à trois reprises, sur la victime qui succomber.
Arrêté et déféré devant la justice, le policier a été accusé d'homicide volontaire.
Il a comparu devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis qui a considéré les faits, comme étant de la défense légitime, et a acquitté l'accusé.
Le procureur de la République ayant interjeté appel, l'agent a comparu de nouveau devant la cour qui a prononcé son acquittement.

Le parquet s'est alors pourvu en cassation et l'inculpé devait comparaître à nouveau en état de liberté devant la cour d'appel pour homicide volontaire.
A l'audience, il clama son innocence, affirmant qu'il n'a pas trouvé d'autre solution que de tirer sur son agresseur pour sauver sa vie.
Son avocat plaida dans ce sens, soulignant l'état de légitime défense dans lequel se trouvait son client au moment des faits.
La cour appréciera.

Lamia CHERIF




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