Les billets de banque n'étaient que des chiffons de papier

2007-05-13 - Le Temps
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Tunis - Le Temps :
La victime dans cette affaire est une vielle dame qui donna procuration à son neveu en vue de procéder à la vente en ses lieux et place d'un terrain lui appartenant, à la région de Kairouan.
Elle était confiante que le fils de sa sœur agirait au mieux afin de préserver ses intérêts et défendre ses droits.
Aussi, lui promet-elle une bonne récompense s'il réalisait une vente à un prix intéressant, surtout que le terrain était bien placé.
Le neveu vint effectivement la trouver pour lui dire qu'il avait réalisé la vente du terrain en question, bien au-dessus du prix escompté et qu'il avait même l'argent sur lui.
Il lui tendit la somme de 100 dinars en billets de 20 dinars à titre de frais et un sac contenant 7500 dinars, prix de la vente du terrain.
Il lui conseilla de ne pas ouvrir le sac en question avant d'avoir accompli toutes les formalités de vente.
Mais d'ores et déjà, il lui soumit un reçu de la somme de 7500 dinars au bas duquel, il lui demanda d'opposer son empreinte digitale.
Toute contente, la pauvre vieille, acquiesça à sa demande, et prit le sac, en lui promettant de ne l'ouvrir que dans quelques jours.
Mais que ne fut pas sa surprise, lorsqu'en ouvrant le sac, elle découvrit qu'il contenait des chiffons de papier avec quelques deux ou trois billets de 20 dinars intercalés entre les feuilles de papier à titre de camouflage.
Elle se rendit compte qu'elle fut manipulée par son neveu.
Elle ne put qu'aller dare-dare, déposer plainte contre lui pour abus de confiance.
Le neveu convoqué, fit part de son étonnement jurant par tous les saints qu'il était de bonne foi et qu'il était certain que le sac contenait de vrais billets totalisant la somme de 7500 dinars.
Il ajouta que l'acquéreur lui avait donné 8000 dinars en liquide.
Il paya 300 dinars au courtier et mit 7500 dans un sac après avoir pris deux cent dinars, donné en main propre à la même dame.
Par ailleurs, il démentit les accusations de sa tante, déclarant qu'il lui avait demandé de ne pas ouvrir le sac, affirmant qu'il voulait compter toute la somme en sa présence, mais ce fut elle qui avait insisté de ne pas le faire, prétextant qu'elle était pressée.
Inculpé d'abus de confiance, il réitéra devant le tribunal ses déclarations prises à l'enquête préliminaire, soutenant qu'il avait bel et bien remis la somme totale et entière, provenant de la vente, en mains propres à sa tante.
Il ajouta que c'était le fils à sa tante qui lui avait insufflé l'idée de porter plainte, sachant qu'il l'avait volée à plusieurs reprises.
Toutefois, le tribunal, après délibération, le condamna à deux ans de prison avec sursis.



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