Rapt d'enfant à Ben Arous

2007-06-01 - Le Temps
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Tunis - Le Temps - Les faits dans cette affaire remontent au 3 novembre de l'année écoulée, où le père d'un enfant mineur se présenta avec celui-ci au poste de police de Ben Arous, pour déposer plainte contre une tierce qui a kidnappé son enfant.
Ce jour-là son père l'avait envoyé chez le marchand pour une petite course.
Le bambin aimait être chargé de quelques petites tâches de ce genre, que lui confiaient ses parents pour l'habituer à prendre des responsabilités et compter sur soi-même.
D'autant plus qu'il n'était pas du genre retiré ou apathique.
Bien au contraire, il était bien courageux et dynamique.
Mais le jour du drame il revint dans tous ses états, haletant essouflé, le teint pâle et le regard hagard et tragique.
Il raconta à son père qu'il a été brusquement interpellé par un jeune homme qui sans crier gare lui pointa un couteau au flanc, en lui intimant l'ordre de le suivre.
Apeuré le gosse ne put qu'obtempérer.
Il l'amena dans un garage là où il le menaça avec un gros bâton de lui fracasser s'il essayait de crier ou de se sauver.
Toutefois le petit enfant put tromper sa vigilance, pour échapper à ses griffes et prendre ses jambes à son cou, profitant d'un moment d'inattention du forcené qui ne put le rattraper.
Arrêté celui-ci fut inculpé d'enlèvement et de séquestration de mineur.
Il nia cependant, les faits qui lui étaient reprochés, malgré sa confrontation avec l'enfant qui donna une description détaillée du garage où il a été séquestré.
L'accusé rétorqua que l'enfant avait l'habitude de venir au garage de son propre gré, et c'est ce qui explique le fait qu'il en fit la description précise des lieux.
Son avocat, le soutenant affirma que le couteau et le bâton dont l'accusé s'était servi aux dires de la victime pour menacer celle-ci, n'ont pas été saisis.
Ce qui affecte les allégations de l'enfant.
Par ailleurs, ajouta-t-il, celui-ci était un habitué des lieux qu'il put ainsi décrire avec minutie.
Cela ne peut être retenu, fit-il remarquer en tant qu'élément probant de preuve.
En outre, l'avocat présenta un écrit signé de la main du père de l'enfant, dans lequel celui-ci renonça à se constituer partie - civile, pour requérir à son client les circonstances atténuantes.



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