Lorsque le voyeur se rebiffe

2007-06-04 - Le Temps
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L'accusé a pris l'habitude de se mettre sur le toit de sa maison pour épier sa voisine à l'insu de celle-ci qui étant chez elle, se croyait être à l'abri de tous les regards malveillants ou polissons, et libre de ses mouvements et ses actes.
Sur le fond, elle n'avait pas tort, puisqu'il n'y a pas d'endroit plus sécurisant que chez soi.
Pour l'anectode citons "Jha", personnage folklorique bien connu chez les arabes qui pour justifier ce point de vue à quelqu'un venu lui suggérer de lui vendre sa maison lui demanda un délai de réflexion de vingt-quatre heures au cours desquelles en rentrant chez lui, il se mit à danser avec la tenue d'Adam.
Le lendemain lorsqu'il le revit il lui demanda : "Avez-vous vu ce que je faisais chez moi hier ?"
Et son interlocuteur étonné lui répondit : "Comment aurai-je pu vous voir, alors que vous étiez seul chez vous, la porte de votre maison bien close ?".
"Alors, la réponse est non ! Jamais je ne vendrai ma maison, étant à l'abri des regards curieux et malveillants !".
Or le voisin polisson, se complaisait dans cette situation où il pouvait contempler à satiété la jeune femme.
Toutefois il fut surpris par le mari de celle-ci, en flagrant délit, qui furieux et dans tous ses états vint le chasser des lieux, violemment et sans le ménager.
Ce ne fut pas pour plaire au voyeur qui se saisit d'une barre de fer qui se traînait sur les toits et la lança dans la direction du mari, au point de l'atteindre à la figure lui générant une profonde blessure avec de graves séquelles.
Arrêté, suite à la plainte de la victime, le voyeur, reconnut les faits à l'enquête préliminaire.
Il fut inculpé de violences graves.
Toutefois devant le tribunal, il se rétracta, pour crier les faits qui lui étaient reprochés.
Il invoqua l'absence de preuve pour clamer son innocence.
L'affaire est mise en délibéré.



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