« Errico », victime d'une fausse manœuvre

2007-06-05 - Le Temps
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Tunis - Le Temps : « Errico » était invité par l'accusé lui-même à une soirée où il y avait de la bonne compagnie, avec deux jeunes filles venues pour passer des moments agréables dans une ferme à Mateur où elles étaient gracieusement conviées par la même personne.
A la fin de la soirée, Errico, quitta les lieux accompagné par l'accusé, qui s'absenta à un moment puis rejoignit les deux jeunes filles, auxquelles il laissa comprendre que Errico était rentré chez lui.
Cependant, il avisa lui même les agents de la Garde nationale, le lendemain dans la matinée, qu'il avait découvert à son grand étonnement le corps inanimé de Errico, dans sa ferme, comportant plusieurs profondes blessures.
Cependant, les agents qui s'étaient déplacés sur les lieux avaient, après avoir constaté l'état de la victime, suspecté le propriétaire de la ferme, celui-là même qui les avait avisés de l'incident.
D'autant plus que l'autopsie à laquelle fut soumis le cadavre, conclut selon les blessures sur le corps de la victime, qu'elle ne pouvait qu'être écrasée par un véhicule.
L'accusé finit par reconnaître qu'il avait atteint la victime par mégarde, en faisant marche-arrière, avec le tracteur qu'il avait manœuvré la nuit du drame.
Il avait cru que son ami était rentré, et ne s'était pas rendu compte qu'il était derrière l'engin ; l'obscurité l'ayant empêché de le voir.
Inculpé d'homicide volontaire il comparut devant le tribunal de première instance de Bizerte, pour réitérer ses déclarations prises à l'enquête préliminaire, affirmant qu'il n'avait aucune intention d'agresser ni de tuer la victime qui était son ami et son invité le soir du drame.
Son avocat soutint la thèse de l'homicide involontaire, précisant que son client n'avait aucune intention de tuer la victime avec laquelle il n'avait aucune animosité ni aucun problème particulier.
D'autant qu'il était son ami intime, et que le soir du drame aucun incident n'avait été enregistré tout au long de cette soirée qui fut pourtant des plus agréables, si ce ne fut ce fâcheux accident.
L'avocat requit de ce fait, la reconsidération de la qualification des faits qui ne peuvent en aucun cas constituer l'infraction d'homicide volontaire.
C'est un accident dont les faits sont régies par l'art 217 du code pénal, relatif à l'homicide involontaire.
Le tribunal, après avoir délibéré, suivit la thèse de la défense en condamnant l'accusé à deux ans d'emprisonnement sur la base de l'article 217 du code pénal sus-visé.



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