Le viol se paie cher…

2007-06-09 - Le Temps
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La jeune femme était à mille lieues de penser qu'en rentrant chez elle après une dure journée de labeur, elle allait être victime, non seulement, d'un braquage mais aussi d'un viol.

L'aigrefin, accompagné d'un adolescent, s'en tint à son idée machiavélique de violer la femme malgré ses supplications.
Elle devait être détournée par ces deux personnes qui portaient un couteau, et qui l'ont menacée pour qu'elle les suivent.
Ayant obtempéré, ils l'ont emmenée dans un lieu retiré pour l'obliger sous la menace à se donner à eux.
Après l'avoir complètement dévêtu, ils abusèrent d'elle à tour de rôle pour assouvir leurs instincts bestiaux.
Non contents, les deux malfrats ont invité une troisième personne qui s'est avérée un ami commun.
Ce dernier s'est montré d'abord compatissant avant de changer d'avis pour abuser de sa victime.
Après avoir terminé, leur forfait, les trois malfaiteurs ont pris la fuite et la pauvre femme, la mort dans l'âme, s'est aussitôt dirigée au premier poste de police pour raconter sa mésaventure.

Les agents ont multiplié leurs rondes pour arrêter l'un des forcenés qui, par la suite, a donné le signalement de ses complices.
Arrêtés et déférés devant la justice, ils nièrent les faits qui leur étaient reprochés déclarant que la jeune femme s'était donnée à eux de son propre gré.
Les deux accusés ont comparu devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis qui a condamné l'auteur principal à 20 ans pour viol et port d'arme blanche sans autorisation.
Le deuxième accusé a écopé de 5 ans de prison pour complicité.
Quant au troisième accusé, qui est un mineur, il a été traduit devant la juridiction appropriée.
Les deux accusés ont interjeté appel et ont comparu de nouveau devant la cour.
Ils persistèrent dans leur position et réitérèrent les mêmes déclarations, reconnaissant seulement l'état d'ébriété dans lequel ils se trouvaient.
L'avocat de la défense demanda les circonstances atténuantes pour ses clients en se basant sur les conditions sociales dans lesquelles ils vivaient.
La cour, n'ayant pas été convaincue de leur innocence, a confirmé la peine prononcée au premier degré.
Lamia CHERIF



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