Il le percute et s'enfuit

2007-06-11 - Le Temps
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La GP1 reliant Hammam-Lif à Tunis est un axe routier très fréquenté dans les deux sens et malheureusement pas suffisamment surveillée et quadrillée par des patrouilles de la sécurité.

On l'a certes doté de quelques ronds-points et feux de signalisation du reste rarement respectés, et c'est tout ! D'où des véhicules lancés à des vitesses vertigineuses assurés de l'impunité et semant la peur, la désolation et la tristesse chez les honnêtes gens.
Ahmed Mestiri, 14 ans, élève du lycée 2 mars à Hammam-Lif (9ème S1) se prépare avec sérieux à passer son examen de neuvième et à accéder aux écoles pilotes.
Sa mère, professeur d'anglais, au dit lycée, nous relate les péripéties du stupide accident dont a été victime le jeune élève Ahmed : « Le vendredi 8 juin, Ahmed a participé à la prière du Vendredi, à la mosquée, puis vers 17h30, il a pris son vélo et s'est dirigé vers la GP1 où réside son professeur de maths pour suivre un cours particulier.
Au niveau du rond-point reliant la GP1 à la Cité Habib, il dut patienter sur le bas côté avant de traverser la GP1.
Une camionnette se rendant à Tunis s'engagea dans le rond-point à toute vitesse, emportée par la force centrifuge, elle dérapa, déborda sur la piste et catapulta violemment le jeune Ahmed.
L'enfant à terre, le conducteur ne prit même pas la peine de s'arrêter, pour lui prêter les premiers secours, il continua son bonhomme de chemin comme si de rien n'était (non assistance à personne en danger).
Les secours n'arrivèrent que tardivement (toujours ce problème récurrent spécifique à Hammam-Lif, où les ambulances de la Protection civile sont implantés à...
Ben Arous !).
Pour un choc aussi violent, et de surcroît chez un gosse d'à peine 14 ans, la sentence était inéluctable car la lutte était inégale ».
Il fut enterré, samedi dernier, dans la consternation la plus totale.
Une marée humaine assista à ses obsèques : camarades du lycée, corps enseignant et administratif présents en masse.
Des patrouilles plus fréquentes, dissuasives sur cet axe fort fréquenté nous éviteraient à coup sûr les scènes déchirantes, poignantes vécues ce week-end triste chez la famille Mestiri.
Nos condoléances les plus attristées à la famille du défunt, à ses enseignants et à ses camarades.
Mohamed Sahbi RAMMAH



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