Tentative de viol dans une cabine d'essayage

2007-06-14 - Le Temps
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Tunis le Temps - Décidément on n'est jamais à l'abri de surprises désagréables et les agressions partout où l'on se trouve, et à l'occasion de tout acte banal et anodin.

D'habitude c'est généralement dans des endroits retirés ou mal famés qu'on est le plus susceptible d'avoir des craintes ou des inquiétudes.

En effet, la jeune dame qui se trouvait dans un magasin de friperie à Nabeul, n'avait jamais imaginé qu'elle ferait l'objet d'une tentative de viol, dans la cabine d'essayage, par le patron même du magasin et son acolyte.
Celui-ci profitant d'une certaine situation, où la dame se trouvait, alors qu'elle essayait un vêtement,tenta après l'avoir suivie dans la cabine, d'abuser d'elle,en usant de la violence, aidé par son acolyte qui le rejoignit pour l'obliger à les suivre,pour un petit tour en voiture et quelques moments de plaisir.
Toutefois la jeune femme, fit montre de courage en leur opposant sa ferme résistance, malgré les menaces dont elle fit l'objet.
Elle put ainsi par ses cris, alerter les clients qui étaient dans le magasin et dont l'un accourut à son secours en informant la police.
Ce fut de cette façon que la pauvre dame put échapper à ses agresseurs.
Arrêtés, ceux-ci furent inculpés de tentative de viol avec violence.
Devant le tribunal, l'un d'eux déclara que le magasin appartenait à son frère, ajoutant que le jour des faits il entra dans la cabine d'essayage, à la recherche de celui-ci, mais il fut surpris par le deuxième accusé qui n'était que l'employé du magasin, qui était dans une position indécente avec la dame en question.
Ce fut dit-il ce qui l'avait incité à réagir en tirant celle-ci par la main , pour la conduire au poste de police.
Quant au deuxième accusé, il confirma les déclarations de son acolyte, affirmant que la jeune dame était tout à fait consentante, mais eut cette réaction à la vue du deuxième accusé, connaissant qu'il était le frère du patron du magasin.
Il n'y a eu donc, précisa -t-il aucune contrainte ni violence de sa part.
Leur avocat plaida l'absence de l'élément matériel de l'infraction, la victime n'ayant aucune trace de violence sur le corps, et demanda sur cette base, l'acquittement de ses clients.
Toutefois ils écopèrent d'une condamnation en première instance, de 5 ans de prison pour l'auteur principal, et 2 ans pour son complice.
Ayant interjeté appel ainsi que le Parquet,
la cour après délibération, confirma purement et simplement les condamnations de premières instances à l'encontre des accusés.



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