Tyson bis

2007-07-06 - Le Temps
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Tunis le Temps - Attaqué par trois personnes qui voulaient le braquer en pleine rue, et l'obliger à leur remettre tout ce qu'il avait sur lui, il n'eut d'autres moyens pour se défendre que de mordre l'un de ses agresseurs à l'oreille, jusqu'à lui en enlever un petit bout Ce qui obligea celui-ci à abandonner la charge, pour s'occuper à récupérer le bout d'oreille perdu.

Ainsi prétendait l'accusé, qui fut poursuivi pour violences graves sur un tiers suite à la plainte déposée contre lui par le mutilé.

Ainsi prétendait l'accusé, qui fut poursuivi pour violences graves sur un tiers suite à la plainte déposée contre lui par le mutilé.

Celui-ci présentait à l'appui de ses allégations un certificat médical en bonne et due forme constatant le dommage corporel en question et qui n'était pas des moindres, l'intéressé ayant subi un double préjudice, physique et esthétique.
Cependant que l'accusé n'apportait aucune preuve tangible à ses prétentions d'avoir voulu se défendre au moment où il a été attaqué par l'agresseur, devenu victime dans cette affaire.
L'accusé écopa d'une condamnation d'un an d'emprisonnement en première instance, laquelle a été confirmée par la cour d'appel.
Cependant l'accusé s'étant pourvu en cassation, l'arrêt de la cour fut cassé et l'affaire renvoyée devant une cour d'appel autrement formée, où comparut
l'accusé à nouveau, réitérant ses mêmes déclarations, et précisant qu'au départ c'était lui qui fut victime d'agression et n'avait fait que se défendre.
L'avocat de la défense soutenant son client, précisa que celui-ci était en état de légitime défense au moment des faits, et requit en tout cas les circonstances atténuantes.
Toutefois, et abstraction faite de la preuve du prétendu braquage restant à établir de manière tangible, il importe en droit que pour retenir la légitime défense, le tribunal s'attache toujours à vérifier si les moyens de défense, étaient proportionnels à ceux de l'attaque.
Ceci est de jurisprudence constante, notamment au niveau des décisions rendues par la cour de cassation.
Il n'en reste pas moins que dans cette affaire, l'accusé soutenait qu'il n'avait aucune intention d'agresser la victime, celle-ci l'ayant provoqué en premier en voulant le braquer.
La cour , après en avoir délibéré, confirma le jugement de première instance quant au principe de la culpabilité, commuant cependant la peine de prison,par une amende de deux cents dinars



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