Des peines aggravées en appel

2007-01-01 - Le Temps
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Tunis-Le Temps: Six personnes, originaires de Gafsa, sont inculpés dans la présente affaire, de détention , possession, transport, écoulement en vue de la commercialisation, et, bien sûr consommation.
Enfin la totale !
L'un des inculpés a été écarté du lot étant mineur et sera donc à sa catégorie d'âge, en l'occurrence le Tribunal pour enfants.
Les faits ont commencé lors de l'arrestation de l'un des inculpés, poursuivi pour affaire de mœurs.
Il se trouva porteur d'une quantité de « zatla » qu'il cachait dans ses vêtements.
Passé à l'interrogatoire, il reconnut être un consommateur invétéré de cette matière, et qu'il le faisait en compagnie de ses quatre amis habitant au même quartier que lui, soit à la cité « Ennour » à Gafsa.
Ironie du sort, le nom de la cité qui veut dire en arabe la lumière n'allant de pair avec les événements qui s'y passent où il n'y a que du noir, avec tout ce que peut comporter ce terme de sens et d'acception.
Il ajouta qu'ils se procuraient cette matière d'une tierce personne dont il ne connaît que le prénom et le café qu'il a l'habitude de fréquenter.
Ses acolytes arrêtés, ils confirmèrent les déclarations de leur ami, reconnaissant qu'ils étaient des habitués à la consommation de la « zatla ».
Ils nièrent cependant avoir participé à l'achat de ladite matière, que leur procurait leur ami, qui les a dénoncés.
Ils contredisent, celui-ci, concernant ses déclarations à propos du fournisseur, soutenant qu'ils n'ont jamais eu à le connaître, et qu'ils ne l'ont jamais vu.
Ils s'étaient habitués, avaient-ils ajouté, à donner de l'argent à leur ami qui prenait contact avec le fournisseur pour leur procurer la dose voulue.
Traduits devant la Chambre criminelle, quatre parmi eux écopèrent des condamnations allant de une à six années de prison, ainsi que des peines d'amende allant de 1000 à deux mille dinars.
Le cinquième, s'étant avéré innocent, a été relaxé.
Quant au mineur, il a été condamné par le Tribunal d'enfants à 6 mois de prison qui furent consommés en une décision de travail d'intérêt général.
Les quatre accusés qui restaient, interjetèrent appel et comparurent dernièrement devant la Cour de Gafsa.
Le fait de revenir sur leurs déclarations, dans le but de se disculper, n'a pas milité en leur faveur.
En effet, la Cour , convaincue de leur culpabilité aggrava les peines pour deux d'entre-eux, ajoutant quatre ans à chacun, soit 6 ans au lieu de deux ans.




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