Le pyromane désœuvré

2007-01-01 - Le Temps
Lu 245 fois

Tunis-Le Temps: Dans cette affaire, l'accusé est un jeune homme qui avait agi par réaction à l'encontre de ses parents qui cherchaient pourtant à le conseiller et à le ramener au droit chemin.
Hélas, il ne mesura pas la gravité de son geste et avait agi sous l'emprise de la colère, ne répondant qu'à ses impulsions.
Il vivait aux crochets de ses pauvres parents qui faisaient de leur mieux, pour l'aider du peu qu'ils avaient.
Le père n'était ni un rentier ni un richissime.
Il gagnait sa vie à la sueur de son front et l'argent qu'il avait n'était que le fruit de son labeur.
Son fils ne cessait de lui réclamer de l'argent, comme si c'était une obligation, alors qu'il était majeur et vacciné.
Bien qu'il arrêta ses études dès les petites classes du secondaires, il pouvait apprendre un métier ou trouver du travail, n'importe lequel, pour gagner sa vie dignement, car il n'y a pas de sots métiers, il n'y a que de sottes gens.
Mais, il s'était habitué à l'argent facile et les jeux étaient faits pour lui.
Il se déchargeait sur ses parents, et insistait lourdement à chaque fois pour leur arracher de l'argent.
Jusqu'au jour où ce fut la goutte qui fit déborder le vase, les parents ayant eu assez du comportement de leur progéniture.
Le père décida de ne plus lui donner un rond.

« Il est temps, lui dit-il que tu commences à compter sur toi même et à assurer ton avenir.
Tu dois pleinement assumer ».
Il se retourna vers sa mère, qui eut la même attitude.
L'attitude de ses parents, n'était pas de nature à lui plaire.
Bien au contraire, contrarié, et n'étant pas arrivé à ses fins, il se sentit vexé et prit mal les conseils de ses parents qui avaient agi dans son intérêt, afin de le mettre en face de la réalité des choses.
Il quitta la maison pour revenir avec un bidon d'essence afin de l'asperger dans différents endroits de la maison et y mettre le feu, au moment où, heureusement, ses parents n'étaient pas sur les lieux.
Les voisins s'étant rendu compte de l'incendie , appelèrent les agents de la protection civile qui purent le maîtriser à temps.
Arrêté, le jeune forcené, essayant de nier au départ, a fini par craquer, pour avouer son forfait.
Condamné en première instance à une peine d'emprisonnement, il interjeta appel.
Devant la Cour, il demanda les circonstances atténuantes.
Son avocat demanda le renvoi pour préparer les moyens de défense.





Janvier 2007
LMMJVSD
01 02 03 04 05 06 07
08 09 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31
<< >>