Les braqueurs du métro sévissent encore !
2009-06-14 - Le Quotidien Lu 46 fois
Les arracheurs de colliers ne chôment pas ces derniers temps, au grand dam des jeunes femmes et jeunes filles…
Tunis – Le Quotidien
Le tronçon séparant les stations du Campus et Meftah Saadallah, en passant par celle de la Romana, constitue le théâtre privilégié sinon idéal des malfaiteurs, notamment les arracheurs de colliers et toutes sortes de pendentifs, d’autant qu’on œuvre généralement en duo dans ce genre d’opérations.En vingt-quatre heures, entre jeudi et vendredi derniers, deux braquages ont été exécutés, et nous avons été d’ailleurs témoins de l’un d’eux, à bord du métro desservant les cités Ibn Khaldoun et Intilaka. Les malfaiteurs, pleins de culot et emportés par leur témérité, travaillent en outre en plein jour, sans la moindre appréhension. Il faut dire qu’ils bénéficient ordinairement, du moins dans la plupart des agressions, du mutisme des victimes, lesquelles répugnent à porter plainte et poursuivre leurs assaillants en justice !Jeudi, c’était en effet aux environs de onze heures que les deux énergumènes allaient réussir leur forfait, au vu et au su de tous les passagers, surpris, il faut l’avouer, par la rapidité d’exécution des deux bonshommes, sinon leur dextérité et leur doigté, qualités expressément requises pour ce genre d’activités. En tout cas, les deux agresseurs n’ont trouvé aucune peine pour accomplir la tâche qu’ils se sont assignée, l’un d’eux s’occupant de la portière de la rame qu’il a coincée, cependant que le second arrachait le pendentif fièrement porté par une jeune étudiante en pleine conversation avec un ami, apparemment un camarade de classe ! Leur forfait accompli, les deux énergumènes ont quitté la rame au moment même où le métro redémarrait, pour quitter la station de la Romana. Les présents n’y ont vu que du feu, tellement l’opération était très rapide, ne durant finalement qu’une poignée de secondes !Le lendemain, toujours à la même station, mais cette fois le coup était exécuté par un seul bonhomme, un jeune d’une vingtaine d’années qui a embarqué à la station Meftah Saadallah, mais ne perdant pas de temps, puisque débarquant à la station suivante après avoir arraché le collier qui ornait la poitrine d’une jeune femme ayant pris possession du siège jouxtant la portière arrière de la rame…
Mansour AMARA
