Une soirée animée qui tourne au drame

2007-01-07 - Le Temps
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Dans cette affaire, les faits remontent au mois de novembre 2005, où l'accusé était invité chez l'un de ses amis pour une soirée animée par la dive bouteille.

A la fin de la soirée, l'accusé s'est excusé pour rentrer chez lui.
En rentrant vers 10h, il alla rencontrer un ami qui se trouvait dans la salle de jeux de la cité.
Ce dernier avait l'habitude de lui soutirer de l'argent, bon gré, mal gré, et que celui-ci lui donne également par crainte et par peur, à chaque fois, qu'il le lui demandait.
Cette fois-ci, il fut obligé par la victime, qui a pris forcément la somme d'argent que l'accusé avait sur lui dans son porte-feuille.
Une querelle s'est déclenchée, alors entre les deux, et finit dans la rue où l'accusé a été tabassé et roué de coups par la victime ainsi qu'une tierce personne qui l'accompagnait.
Il attendit le moment propice pour se venger de son agresseur.
Il saisit un couteau qu'il avait sur lui, pour asséner un coup lui générant des blessures assez profondes sur le côté gauche, puis l'accusé prit la fuite.
Informés, les agents de police se déplacèrent sur les lieux et trouvèrent la victime gisant dans une mare de sang.

Il fut transporté à l'hôpital Charles Nicolle pour recevoir les soins nécessaires, d'où une opération urgente qui lui a sauvé la vie.
Selon le rapport médical, la victime a risqué une ablation rénale.

Cependant, les agents purent quelque temps après, arrêter le coupable, dont le signalement leur a été donné par la victime et les témoins qui se trouvaient sur les lieux du crime.
Après quoi, la victime a déposé une plainte pour tentative de meurtre.
Inculpé et traduit devant la Chambre criminelle de premier degré, près le tribunal de première instance de Tunis, pour répondre de l'infraction de tentative de meurtre, l'accusé fut condamné à sept ans pour tentative de meurtre 3 mois pour port d'arme et 3 mois pour usage d'arme et 15 jours pour état d'ébriété notoire.
Ayant interjeté appel, il comparut dernièrement devant la Cour et déclara qu'il n'avait pas l'intention de tuer, mais qu'il avait agi sous l'emprise de la colère et l'ivresse.
Le soutenant, son avocat demanda les circonstances atténuantes plaidant l'absence d'intention de tuer.
Et, sur le plan du droit, la requalification de l'infraction, qui ne peut être qu'une tentative de meurtre et qui entrerait dans le cadre des coups et blessures graves, demandant sur cette base l'application de l'article 219 du code pénal.

Lamia CHERIF




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