La piqûre fatale

2007-01-07 - Le Temps
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Tunis le Temps: Dans cette désolante affaire qu'a eu à juger dernièrement la Chambre criminelle du tribunal de Grombalia, deux jeunes personnes sont inculpées d'homicide involontaire et complicité.

Pourtant, la victime était leur ami et vraisemblablement tel qu'il ressort, c'etait elle même qui avait provoqué sa mort par leur intermédiaire.
Qu'en est-il au juste ?
Eh bien, cela a commencé lorsque la victime, accro de stupéfiant a demandé à ses amis, les accusés en l'occurrence, de l'aider à injecter un produit, antidote en quelque sorte, destiné à détruire l'effet de la drogue de son corps et ce, dans le but de tromper la vigilance des agents de la brigade des stupéfiants, qui étaient à ses trousses, et de fausser les résultats de l'analyse à laquelle il serait éventuellement soumis.

L'un des deux amis, l'accusé principal, se proposa pour lui injecter le produit et ils se fixèrent rendez-vous auquel il se présenta avec son complice chez la victime, pour une petite soirée pour joindre l'utile à l'agréable.

Le produit qui fut procuré, selon les déclarations des accusés par le père de la victime, était préparé, et qui fut injecté à celle-ci à la fin de la soirée.
Après quoi, les deux accusés quittèrent les lieux et ce n'est que le lendemain, que le maître de céans fut trouvé sans vie, dans sa chambre à coucher.

La famille de la victime était vraisemblablement au courant de l'opération, toujours selon les dires de l'accusé, et savait donc que Zaâza, car c'est ainsi que celui-ci est surnommé, et son ami étaient les derniers à avoir quitté le domicile de la victime et qu'ils étaient venus spécialement pour cette délicate mission.

L'autopsie a pu révéler que la victime était décédée suite à l'injection d'un produit toxique qui le fit tomber dans un coma profond suite auquel il passa de vie à trépas.

Arrêtés, les deux amis avouèrent, qu'effectivement, ils avaient passé la soirée avec la victime, et que c'était celle-ci qui leur avait instamment demandé de l'aider dans cette opération, après avoir elle même, préparé le produit en question.

L'accusé principal déclara qu'il s'était contenté de lui injecter le produit, sans avoir eu la moindre intention de lui nuire et encore moins de le tuer.
Il ignorait, totalement, ajouta- t-il que le produit en question aurait un effet néfaste.

Quant au complice, il déclara qu'il s'était contenté de faire acte de présence, sans avoir pris part à cette opération de quelque manière que ce soit.
L'avocat de la défense, affirma que l'accusé principal avait agi avec l'accord de la victime ainsi de ses parentes qui tenaient à disculper leur fils, impliqué dans une affaire de stupéfiant, son client ignorait, par ailleurs, ajouta l'avocat que le produit était si dangereux et sa bonne foi ne peut juridiquement être mise en doute.
Quant à l'avocat du complice, il affirma que son client avait un rôle passif, puisqu'il n'avait pas participé à cette opération dont le seul instigateur était le défunt lui-même, encouragé par sa famille dont notamment son père.

Toutefois, la Chambre criminelle, après en avoir délibéré, a condamné à 10 ans l'accusé principal tandis que son complice, celui-ci écopa de 5 ans d'emprisonnement.




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