Il consent à épouser la mineure qu'il avait séduite

2007-01-07 - Le Temps
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Tunis / Le Temps : La victime dans cette affaire est une jeune fille mineure qui ayant fait une fugue, était allée se loger chez un ami lui demandant de la garder quelque temps, juste pour se changer les idées, et fuir une ambiance familiale qu'elle ne pouvait plus supporter.

Sans vouloir en connaître les raisons, l'ami affable et serviable, consentit à lui rendre ce service, lui offrant le gîte et le couvert. "Tu peux faire comme chez toi, et rester autant que tu veux" lui dit-il.
Il se montrait gentil de jour en jour, mais essayait de refouler cette idée qui le rongeait dès le premier jour : l'avoir dans ses bras, car en réalité, il en fut épris.
Mais au bout du dixième jour, il ne put résister à cette tentation qui augmentait de jour en jour, et finit par craquer.
La jeune fille, mineure et fragile ne pouvait rien lui refuser, d'autant plus qu'il lui ouvrit son foyer et en posséda certainement le cœur.
Elle ne put que lui céder en se donnant à lui, sans aucune résistance ni la moindre difficulté.
Ce n'était qu'en retournant chez elle qu'elle eut une prise de conscience, réalisant la légèreté avec laquelle elle avait agi.
C'est ainsi qu'elle raconta ses déboires à sa mère qui s'empressa d'aller déposer plainte contre l'ami indélicat.
Inculpé de détournement de mineure, celui-ci se comportant en gentleman, a reconnu les faits en affirmant qu'il était disposé à épouser la jeune fille pour preuve de sa bonne foi.
La mère qui assista à l'audience, ne put que consentir à ce mariage, dans l'intérêt de sa fille et afin que tout rentre dans l'ordre.
Une fois les formalités de mariage accomplies, le tribunal, prononcera conformément à la loi, l'arrêt des poursuites à l'encontre de l'inculpé.
Celui-ci devra observer le délai impératif de deux ans au cours desquels, il doit se comporter en bon père de famille et surtout ne pas divorcer, car auquel cas, c'est le retour à la case départ.

Car il sera à nouveau poursuivi, pour le délit qu'il avait commis.
C'est donc l'épée de Damoclès qui lui restera suspendue sur la tête deux ans durant.
Mais comme a dit le philosophe français Albert Camus "Il faut imaginer Sisyphe heureux".



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