2007-01-08 - Le Temps
Lu 481 fois

Tunis - le Temps: C'était le vendredi dernier 5 janvier que la chambre criminelle a eu à juger, une affaire de meurtre, où fut victime un vieillard, suite à 65 coups de couteau, qui lui ont été assenés par un jeune d'à peine 18 ans, celui-ci n'eut aucune peine, à son arrestation de relater à la police, ainsi qu'au juge d'instruction, tous ses agissements de A jusqu'à Z avec tous les tenants et les aboutissants.
Il déclara en effet, qu'il rendit visite à la victime dans son verger à Nâassen, un soir où il quitta la maison de ses parents après un différend qu'il eut avec eux.
Il était donc désœuvré et chercher un endroit où passer la nuit, afin de se calmer et de reprendre ses idées.
Il rencontra la victime en chemin et lui raconta sa mésaventure.
Celle-ci lui proposa alors de venir passer la nuit chez lui.
Toutefois, après lui avoir offert le logis et le souper, le vieillard lui fit part de ses viles prétentions, voulant abuser de lui.
Il lui proposa de l'argent en contrepartie que l'accusé refusa.
Le vieillard passa au système "D" essayant de l'obliger de se donner à lui, par la force, en le menaçant d'un couteau de cuisine.

Cependant arrivé a ce stade, l'accusé commence à bafouiller pour donner à chaque fois une version différente dans ses multiples déclarations.
En effet tantôt il affirmait qu'il avait agi par légitime de défense, en voulant éloigner la victime.
Tantôt il soutenait qu'il était pris de colère, et arrachant le couteau de la main de celui-ci, il commença à lui asséner aveuglement plusieurs coups de couteau.
Il ajouta qu'il vit à moment donné en la personne de ce vieillard, celui qui avait déjà abusé de lui par la menace, alors qu'il était enfant : Et plus il lui assénait de coups, plus il se libérait de ce complexe qui le suivait depuis l'incident dont il fut victime pendant son enfance.
Après il attendit de voir le vieillard, gisant dans une mare de sang et agonisant, passer de vie à trépas et assistait imperturbable à cette horrible scène, affirmait-il au tribunal, devant lequel l'affaire était pendante depuis plus de deux ans.
Pour cause : Une expertise médico-psychologique a été ordonnée par le juge afin de déterminer le degré de responsabilité de l'accusé.
Les trois psychiatres désignés par le juge avaient conclu à la non responsabilité du jeune accusé, atteint de troubles mentaux et sujet à deux crises d'hystérie au cours desquelles il devient inconscient, et dont il fut l'objet au moment des faits.
Un jeune homme qui avait lien de parenté avec l'accusé, comparut également devant le Tribunal, étant inculpé de complicité pour l'avoir aidé à fuir en lui trouvant une planque ou l'accusé se réfugia pendant quelque temps.
Il déclara quant à lui que le jeune homme ne lui avait pas fait part du crime qu'il commit, mais lui avait tout simplement affirmé que le vieillard voulait abuser de lui.
L'avocat de la partie civile plaida la responsabilité pleine et entière du jeune homme qui avait consenti à suivre la victime, qui n'avait fait que lui offrir le logis, ajoutant que la version de l'accusé déclarant que le vieillard voulait abuser de lui ne peut être conforme à la réalité, celui-ci étant gravement malade et venait de subir, une opération chirurgicale bien délicate et était encore en convalescence au moment des faits.
S'étant constitué partie civile au nom de la famille de la victime, il maintint ses demandes aux fins des réparations dûes par l'accusé, à ladite famille, selon la loi.
Quant à l'avocat de la défense, il se basa sur le rapport psychiatrique pour plaider la non responsabilité de son client, celui-ci ayant été reconnu, mentalement affecté.
L'avocat du complice, ne put que suivre son confrère en soutenant que son client n'était pas au courant que le jeune qu'il avait essayé d'aider avait commis un meurtre.
Le dernier mot reste au tribunal qui rendra bientôt son verdict.

2007-01-08 - Le Temps
Lu 483 fois

Tunis / Le Temps: L'argent fait-il le bonheur ? question bateau, mais piège en même temps.
En effet, c'est à travers sa réponse, qu'on décèle chez chacun, le degré de sa cupidité, son avidité, son égoïsme, mais également celui de sa bonté et de son altruisme.

Si bien que l'argent qui à vrai dire, contribue au bonheur, pour une large part, peut être aussi, source de soucis voire de catastrophes et de malheur.
Tel fut le cas dans l'affaire qu'a eu à juger récemment la cour d'appel et où était impliqué un quadragénaire de tentative de meurtre.
Celui-ci était pourtant un ami de la victime à laquelle il recourait souvent en cas de problème ou de coups durs.
La dernière fois où l'accusé eut recours à la victime, c'était pour lui demander de lui prêter la somme mille dinars, qu'il promit de lui restituer dans peu de temps.
Ce ne fut pas de refus de la part de celle-ci, d'autant plus que le motif était pour permettre à l'emprunteur d'aider son frère à faire face aux préparatifs du mariage.
Il est vrai que l'accusé ne travaillait pas régulièrement et était de ce fait, plutôt dans le besoin.
C'est la raison pour laquelle, la victime, eu égard à la situation de son débiteur, ne précipita les choses et lui laissa un temps qu'elle estima suffisant pour lui permettre d'honorer ses engagements.
En effet, elle n'avait réagi qu'au bout de quatre mois.
Mais le créancier lui jura par tous les saints qu'il honorera bientôt son engagement, en lui demandant de lui accorder encore un mois.
Ce délai largement écoulé, la victime alla chez l'accusé, fort de la promesse ferme qu'il lui fit la dernière fois.
Mais celui-ci, devant l'insistance de son créancier, piqua une crise de colère et se saisissant d'un couteau de cuisine il lui asséna un coup sur le flanc qui l'atterra, lui générant une profonde blessure.
Très vite, l'accusé se ressaisit, à la vue du sang giclant de la blessure de la victime qui perdit connaissance.
Il se hâta d'appeler le Samu, qui transporta celle-ci à l'hôpital pour la secourir et lui prodiguer les soins nécessaires grâce auxquels elle fut hors de danger.
Inculpé de tentative de meurtre, l'accusé fut condamné en première instance à 6 ans d'emprisonnement.
Interjetant appel, il comparut dernièrement devant la Cour, pour faire part de ses regrets ayant agi sous l'emprise de la colère, déclara-t-il, et se sentant quelque peu humilié.
Il ajouta qu'en tout état de cause, il n'avait pas l'intention de tuer la victime.
Son avocat soutint que son client était dans un état second, et n'avait pas de ce fait mesuré la gravité de son geste.

Toutefois, sur le plan juridique rien n'établit que son client avait l'intention de tuer.
Pour preuve, ajouta-t-il, il s'est vite ressaisi, pour s'empresser de secourir sa victime, ce qui justifie l'absence d'intention de tuer de sa part.
La Cour après en avoir délibéré, commua la peine de 6 ans prononcé en première instance à 3 ans d'emprisonnement.



Janvier 2007
LMMJVSD
01 02 03 04 05 06 07
08 09 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31
<< >>